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Créer une boutique en ligne...

Quelle idée pourrait-on se dire. Ou tout au contraire, un tel projet peut aujourd’hui relever de l’évidence.

Évident ? Tout dépend de ce que l’on recherche, et du comment procéder.

Il aurait été sans aucun doute beaucoup plus simple d’ouvrir un compte sur un marketplace. Aussitôt mis en route que décidé. Mais sans rien maîtriser de l’outil ni de l’usage des données. Pas très élégant tout ça. Et pourquoi pas intégrer à la structure existante ? Un outil libre, open-source, agréable à utiliser, et sur lequel j’ai toute maîtrise de la politique éthique.
Moins simple. Mais c’est tellement gratifiant d’apprendre à faire par soi-même (avec le soutien indéfectible d’une communauté) ! Puis niveau planning, une période de deux mois propice au développement d’un tel projet alors que tout le reste passe à l’arrêt...
Souvent j’ai failli abandonner, céder aux sirènes alléchantes du tout prêt. Puis à chaque moment de découragement un coup de collier pour réussir à ne pas trahir mes convictions. Et tout aussi souvent, la satisfaction efface la première frustration, le projet prend forme, lentement. De nombreuses problématiques à explorer. Techniques, mais j’en parlais plus haut, aussi éthiques.
 
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La gestion des données bien sûr. La façon de faire du commerce aussi. Comment vendre des objets sans encourager un capitalisme délétère et un matérialisme qui, poussé à l’extrême, n’a rien de bon ni sur le plan des ressources, ni sur le plan psychologique. Réfléchir à un modèle économique qui permet une juste rémunération, transparente, utiliser les outils existants pour participer à proposer autre chose, expérimenter de nouvelles [1] manières de « commercer avec plaisir ».

Puis quels produits proposer exactement ? Que fabriquer ? Comment ?
Dans la mesure du possible, des objets à la fois utiles au quotidien et porteurs d’un petit truc en plus. Un ancrage au rêve, aux possibles, un aide-mémoire physique et concret [2].
Pour les objets dérivés des photographies, de l’imprimé en France [3], avec des papiers issus de ressources gérées durablement. Les encres, malheureusement... Mais Utopia ne s’est pas construite en un jour, il y a toujours possibilité d’améliorer tant que la volonté est là. De la volonté et du temps. Créer une demande pour encourager la recherche et le développement de produits moins polluants.
Et puis raisonner le rythme de production, pour limiter le stockage et les risques liés, les pertes, et alors un emploi inutile des ressources. Certes, ainsi le coût de production n’est pas « le plus optimal ». Tout dépend ce que l’on cherche. Apprendre à reconsidérer ce qui est optimal ou ce qui ne l’est pas, selon où l’on se place.
Les tirages, sans autre utilité spécifique que l’ancrage au rêve (ou éventuellement masquer un mur moche ?), tant en « open-edition » que limités, sont réalisés par des artisans dont c’est la spécialité, détenteurs d’un réel savoir-faire.
Toujours à la recherche de qualité.

Les livres ne sont pas encore tout à fait à l’ordre du jour, mais il sera question de POD. Une solution pas forcément exemplaire au niveau environnemental et social, mais sans doute préférable à la gestion plus qu’aléatoire d’un stock, un flux tendu un peu plus vertueux, des lignes de fabrication moins décentralisées et donc un peu moins de transport. Et pas la solution proposée par Amazon. Il y en a (encore pour l’instant) d’autres à proposer ce type de service (et même des qui permettent une distribution par votre libraire habituel ! à voir comment cela se passe exactement). Et peut-être aussi l’envie d’envisager des livres « faits mains », un peu à la manière de ce que proposent Monstrograph ou Neil Jomunsi.
Côté fait main, l’envie aussi de proposer des objets proches de la nature, avec des matériaux de récup, sans forcément de rapport direct avec les images ou les mots. Pas pour autant sans lien avec les projets en cours ;)
Puis minimiser la catastrophe des emballages aussi... Des bandeaux de papier, des cartons encouragés à circuler tant qu’ils sont en état de protéger ce qu’ils contiennent, l’emploi de kraft gommé plutôt que de ruban plastifié.
Woilà dans l’idée. Yapluka.

 
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Mais faut bien commencer par quelque chose. Première étape, une ligne de cartes. Un bon moyen d’échanger des messages, communiquer, ou juste offrir ou afficher chez soi. Sélectionner les formats, les images, constituer une série, un ensemble homogène.
D’autres séries viendront petit à petit.

 
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Concernant les coffrets que je voudrais vous proposer, assez scandalisée par le prix des boîtes en bois, certes très belles, que j’avais trouvées chez mon fournisseur, j’étudie d’autres solutions, sans doute en auto-fabrication. L’occasion de découvrir le chouette monde des FabLabs, et de rencontrer les gens qui les font vivre. Avec des valeurs en commun(s)... J’aurai je pense prochainement l’occasion de revenir sur les FabLabs. Ça fait partie, à mon sens, des phares susceptibles d’éclairer le chemin vers une société meilleure, donc pas négligeable.

Les tirages en « open-edition » sont toujours disponibles, par le biais habituel : en me contactant, tout simplement. Ils seront bientôt accessibles directement sur la boutique bien entendu, mais avant cela je tiens à proposer autre chose que la pochette en polypropylène loin de me satisfaire. À l’étude, une pochette carton qui pourrait à la fois protéger le tirage et servir de passe-partout. Reste à trouver le carton idéal.

 
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« Work in progress ».

Les tirages limités, numérotés et signés sont eux aussi toujours disponibles, et paraîtront sur la boutique prochainement. Mais un contact direct sera toujours nécessaire. Pour moi c’est un quelque chose un peu spécial, et je souhaite que ce le soit aussi pour la personne qui en fait l’acquisition. C’est sans doute idiot mais j’y tiens.

Voilà, ça c’est pour le « développement produits », dans les grandes lignes.
Viennent ensuite le temps de la commande, de sa réception, de la préparation (non, les sets de cartes n’arrivent pas tout faits ^-^), préparer les fiches-articles pour le site (c’est pas tout de le développer, après faut le remplir !), la séance photo, imaginer toutes les petites infos que j’aimerais connaître en tant que potentielle cliente.

 
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Et puis l’envie de tester un truc aussi, une idée initiée par un regroupement de producteurs de la région parisienne dont j’avais entendu parler, C’juste Paris, qui affiche en toute transparence le coût pour les producteurs, et donc par différence, leur rémunération, en plus du prix de vente. Pour chaque produit, vous trouverez donc un petit paragraphe où j’ai fait le choix d’afficher, unitairement, le prix de vente, le prix de revient total, et donc la rémunération que je touche sur chaque vente.

Au moment où j’écris ces lignes, la partie boutique du site va passer en phase de test rapidement, puis roule ! À ce propos n’hésitez pas à me donner vos avis, partager vos idées, vos envies, remonter un éventuel bug, j’ai aussi fait en sorte de faciliter au maximum la communication (en évitant les GAFAM hein, on s’refait pas...) : formulaire de contact, mail, tchat, fil de discussion directement par votre compte client, mastodon et diaspora* (quand j’y pense, c’est vrai...), et même par courrier. Voire, soyons fous, dans une partie discussion dédiée au bas des articles de blog qui s’y prêtent !

[1à moins que ce soit un retour aux sources avec des outils modernes ?

[2N’hésitez pas à faire un tour sur la page À propos

[3pas par nationalisme mais par localité

Première mise en ligne 25 juin 2020, dernière modification le 12 juillet 2020

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